J’avais déjà l’an passé rédigé un article sur la dangerosité de certaines races de chien, je reviens aujourd’hui sur ce sujet après avoir laissé des commentaires sur le blog de Jacques Heurtault et lu l’article ici du propriétaire de ce chien American staff qui a tué une petite fille et qui s’oppose aujourd’hui à l’euthanasie de son animal.
Le propriétaire a formé un recours pour demander l’annulation de la décision euthanasique de la bête, il peut rêver et on se demande si ce jeune homme possède plus d’un neurone pour formuler une telle demande. Mais l’euthanasie ne régle en rien le problème de l’extrême dangerosité de certains chiens et, de l’irresponsabilité croissante de certains individus. Eviter le croisement entre des races agressives n’est pas une solution satisfaisante puisqu’il est facile de contourner cette obligation. Par contre, faire payer une taxe ou une redevance annuelle substantielle à tous les acquéreurs de chien de catégorie 1&2 serait un moyen de limiter les achats d’animaux à risque ; avec obligation d’avoir sur soi un carnet et la vignette de l’année en cours pour les petits malins qui achèteraient l’animal à l’étranger. D’ailleurs, pour les autres races aussi, cela éviterait sans doute une partie des abandons lors des départs en vacances. Un questionnaire de motivation d’achat devrait être demandé par le vendeur et soumis à un service des autorités responsables avec obligation de résider dans une maison avec jardin et chenil avant l’accord de vente. Deux contrôles vétérinaires par an devraient être obligatoire pour s’assurer du bon entretien du chien et de son éducation. De plus, une autorisation de déplacement de l’animal chez un tiers devrait être obligatoire ; on ne confie pas une bête qui peut devenir sanguinaire à n’importe quel moment et à n’importe qui, histoire de le faire garder le temps d’aller au supermarché ou de passer le week-end à la plage.
Plus les procédures d’acquisition seront contraignantes et les possessions d’animaux dangereux astreignantes, moins il y aura de candidats. Quand on pense au nombre de propriétaires d’animaux, cette taxe serait bénéfique à l’Etat et elle régulerait le trafic illégal en diminuant les demandes.