
Sur la 1ère vidéo on peut s’interroger sur le fait que, l’image reste pour ainsi dire fixe durant la quasi-totalité de l’enregistrement alors que la bande sonore continue de défiler. Il serait plus simple de truquer une bande sonore que d’adapter les mouvements de la bouche. La deuxième vidéo montre un Ben Laden fixe qui parle du testament d’un des kamikazes du 11 septembre mais qui, en quatre jours, n’a pas changé de tenue. La DGSE confirme la voix de Ben Laden et contredit un de ses rapports attestant de sa mort. Pire, nous apprenons ce soir que nous serions dorénavant sur la liste d’Al Quaïda, le nom de Nicolas Sarkozy ayant été cité. Mais à quel titre serions-nous inquiétés ? Si nous savons que Ben Laden avait été entraîné par la Cia via le Pakistan lors de la guerre afghano-Soviétique, nous pouvons nous demander pourquoi aujourd’hui il voudrait la destruction de l’Amérique. Oui, certains dirons : Il ignorait les négociations en sous-main de la Cia à l’époque, mais sachant que la Jihad islamique était appuyée par les États-Unis et l'Arabie saoudite et qu’une grande partie du financement provenait du commerce de la drogue dans le Croissant fertile, nous pouvons rester septique, car Ben Laden est bien un Saoudien et l'Arabie Saoudite un allié de Washington depuis longtemps.
- Pour son adjoint Al Zawahiri, il apparaît beaucoup plus fréquemment, mais depuis qu’on a su qu’il avait participé activement aux épisodes des brigades islamiques qui ont combattu en Bosnie et au Kosovo, équipées par le Mpri (Military personnel research incorporated, filiale de la Cia) et que, quelques années auparavant il avait fait un tour aux Etats-Unis accompagné par un agent des services secrets étasuniens pour recueillir des fonds de soutien à la Jihad. Il y aurait peu de doutes sur le fait qu’il s’agit d’un personnage équivoque. Agent simple, double ou triple. Et un agent qui se respecte ne dément jamais. Un peu comme le défunt Al Zerkawi, le si terrible chef de Al Qaeda en Irak ; celui dont le général Georges W. Casey Junior dit qu’il lui a fabriqué certains papiers, et dont le commandant des opérations psychologiques en Irak, Mark Kimmit, dit textuellement que « le programme Al Zarkawi d’opérations psychologiques en Irak (psyop) est la campagne d’information la mieux réussie » (voir Washington Post du 10 avril).
Et comment prendre au sérieux le nouveau chef de Al Qaeda, un certain Abu Omar al-Baghdadi, « commandeur des croyants », alors que Kevin J Berger, conseiller du président étasunien, révèle que celui qui le représenta au moment de sa plus solennelle apparition, le 15 octobre 2006, était un acteur et que « Al Qaeda en Irak est une pure mystification » ? (New York Times, 19 juillet). On peut tout faire, sauf les croire. Source deuxiéme partie ; Giulietto Chiesa journaliste et député européen ( Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe)