de nouveau au ban des accusés en Belgique. Accusée d’avoir utilisé des travailleurs forcés au Myanmar, quatre réfugiés installés en Belgique poursuivent l’instruction sur nouvelL’entreprise Total avis de la Cour constitutionnelle. Auparavant la Cour de cassation belge avait dessaisi la justice de ce dossier en mars de cette année purement et simplement, alors que la plainte avait été jugée recevable en 2005 par la cour constitutionnelle belge. Que se passe-t-il avec Total ?
Récapitulatif : D'initiative publique, elle a été ensuite constituée par les rachats successifs par Total de la société pétrolière belge Petrofina en 1999, qui a donné naissance à Totalfina, par Totalfina d'Elf-Aquitaine en 2000, qui a engendré TotalFinaElf, rebaptisée Total S.A. en 2003. Alors que Paris demande à Total le gel de ses investissements dans deux pays, l’Iran et la Birmanie, le dossier de plainte pour non respect des droits de l’Homme refait surface chez nos voisins Belges. Pure coïncidence ou stratégie ?
Par contre, Bernard Kouchner déclare ce matin sur Europe 1 :
Le groupe pétrolier ne sera pas «exonéré» en cas de nouvelles sanctions contre ce pays. «Bien sûr, s'il y a des sanctions qui doivent intervenir, Total n'en sera pas exonéré, c'est impossible (...) Nous travaillons sur des sanctions, personne n'en sera exonéré», sans préciser la nature de ces possibles sanctions.
Mais alors, quoi penser du rapport demandé par Total à Bernard Kouchner en 2002 et rendu en 2003 pour la modique somme de 25 000€ qui prétendait, selon lui, que ce groupe pétrolier ne pouvait aucunement être mis en cause pour son comportement en Birmanie et que la démocratie existait bel et bien au Myanmar. Un tel discours contradictoire est, plus que surprenant. Quelle confiance peut-on accorder au chef de la diplomatie française dans pareil contexte. Les actions et actions humanitaires de B.K seraient-elles guidées par de bas intérêts cupides et son humanisme ne serait-il pas tout simplement, en fin de compte, qu'une grosse duperie…