Certains diront que les remises de peine sont une démarche humaine pour la réinsertion du condamné et que le taux d’incarcération de plus en plus élevé justifie cette initiative. Mais, si un coupable va en prison, le but premier n’est pas de penser dès son arrivée à sa réinsertion sinon, à quoi sert l’incarcération ? Autant trouver un autre moyen de lui faire purger sa peine. Ce qui équivaut à dire; La prison est une erreur, un endroit très néfaste et le prisonnier doit en sortir le plus rapidement possible pour être apte à se réinscrire socialement. Par cette législation, le système carcéral reconnaît lui-même son incompétence, l’échec et le disfonctionnement de ses établissements et, principalement la dangerosité de ceux-ci sur les individus. Le but étant quand même, que le coupable exécute la sentence pénale pour le crime qu’il a commis, il est donc inique de transformer un verdict, en un verdict allégé. A quoi servent les tribunaux alors ! C’est un non sens. Autant condamner, dès le départ, à quatre ans ferme incompressibles et quatre ans avec sursis, ce qui serait plus logique. Mais dans ce cas précis, même si cette liberté est conditionnelle, l’impact sur le détenu est psychologiquement contraire à ce que l'on souhaite lui faire comprendre et le ressentiment de la famille de la victime ne peut que s’accroître. Une peine requise non effectuée amène à déculpabiliser l’auteur des faits et surtout à minimiser ses actes.