Infanticide : les avocats des Courjault saisissent Rachida Dati Une révision de la loi serait envisageable et même souhaitable pour reconsidérer l’acte en lui-même et revenir sur la loi qui existait jusqu’en 1994. L’infanticide requièrant de la condamnation à perpétuité et le néonaticide lui, à l’époque, condamnait à vingt ans d’emprisonnement maximum. Ce dernier a été supprimé et un seul chef d'inculpation demeure ; L'infanticide. Mais dans ces récentes affaires il s’agit d’homicide sur des nouveaux-nés et non sur des enfants ayant été élevés au sein du cellule familiale pendant un certain temps. Qu’elle en est la différence ? Il semble logique que les circonstances ne soient pas identiques et que celles-ci soient différentes l’une de l’autre. Le fait d’élever son enfant puis de décider que celui-ci devient une entrave à la bonne continuité de sa vie et que le seul moyen est de en le supprimer ne peut partir de la démarche du déni de grossesse proprement dit. Si les deux genres d’homicide ne sont pas acceptables, il n'en reste pas moins vrai que l’intention et l’action ne rentrent pas dans le même cadre pénal et que les troubles psychologiques et pathologiques de la meurtrière sont différents et ne peuvent se comparer entre infanticide et néonaticide.