L’Egypte, un brin provocateur en cette période troublée par le nucléaire iranien, annonce ici et, de nouveau officiellement, son intention de construire plusieurs centrales nucléaires à des fins civiles après 20 années de suspension. Les débuts du programme nucléaire égyptien datant eux, des années 1950. Washington consent donc à cette demande ! Cette intention n’est pas récente elle avait été annoncée il y a un an et était devenue une urgence économique. L’Egypte signataire du TNP travaillera sous contrôle de l’AIEA. Mais il ne faut pas oublier que, depuis toujours, le Caire souhaite que les pays non signataires du TNP mais, particulièrement Israël, aient l’obligation de rejoindre celui-ci. Deux poids de mesures pour l’Egypte qui considère que le TNP est inefficace et que les efforts de non prolifération nucléaire doivent être partagés par tout le Moyen- Orient et donc, qu’Israël, dont les usines nucléaires n’ont jamais été inspectées par l’AIEA et qui posséde plus de 200 ogives nucléaires accepte de se plier et adhère rapidement à ce traité.
Si, ils ont été contraints par les Américains, il ne faut pas oublier que les pays sunnites face à l’Iran et Israël souhaitent toujours se doter du nucléaire militaire. Et si aujourd’hui, l’Egypte et les autres pays restent pacifiques, rien n’indique que face à la situation actuelle qui ne peut qu’empirer au Moyen-Orient, ils ne cherchent pas à changer leurs intentions.
Alors qu’à ce jour, rien n’indique que l’Iran déroge aux règles de non prolifération, pourquoi Washington ne voit-il aucun danger à la création de centrales nucléaires en Egypte ?