J’ai suivi tout à l’heure l’émission de M6 ici sur l’Arche de Zoé et je dois dire que la totalité du reportage du journaliste de Capa est édifiante et consternante.
Œuvrer pour l’humanitaire ne veut pas dire jouer au nouveau Robin des bois planétaire, mais être en premier responsable des autres sans être hors la loi.
Pour les membres de l’organisation, s'ils étaient apparemment de bonne foi, il n’en reste pas moins vrai que l’amateurisme est évident, l’impéritie est dramatique et leur naïveté af-fli-geante.
Les contrôles de provenance des enfants, l’état civil et la certitude du statut d’orphelin pour ces enfants ont été effectués avec un si peu de sérieux que cela en devient purement choquant. Si le responsable Marc.Breteau se savait dans la parfaite illégalité, son inconscience a conduit à agir à l’encontre de la sécurité de ces enfants et sans aucune certitude de ne pas commettre le pire en les enlevant à leurs parents.
Sur le fond, il reste à savoir combien cette opération aurait rapporté net. De quelles origines étaient les enfants. Si ils étaient vraiment tous orphelins, si ils avaient également tous une famille d’accueil en France. Et puis surtout, qui étaient ces candidats adoptants. Car aucune enquête préalable n’a été effectuée, cela semble étrange mais surtout d'une irresponsabilité criminelle. C’est vrai que cette mission dite, humanitaire, reste surréaliste. Est-ce de la naïveté, de la bêtise ou de la cupidité ? Où serait-ce une action savamment orchestrée dans les moindres détails jusqu’à la mise en scène d’une propre reconnaissance d’illégalité et de mensonges pour mieux couvrir une autre opération beaucoup moins vertueuse ? Effectivement, dans ce reportage les déclarations des responsables peuvent être considérées comme une preuve à décharge en innocentant ces derniers de toutes intentions malhonnêtes, et mettant en avant ainsi, comme cela a déjà été évoqué d’ailleurs, un véritable idéalisme au nom des victimes du Darfour. Quoi qu’il en soit, tout cela reste sur le plan de l’association, et sans oser parler d’autre chose, particulièrement singulier.