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I love América...

Publié par Diatala sur 7 Novembre 2007, 13:03pm

Catégories : #Société-Abus Politique -Scandales-

Nicolas Sarkozy et George W. Bush (AP)

Nicolas Sarkozy veut reconquérir le cœur des Américains ici. 
Si la politique de la France se justifie par une série de réformes qui est en route et menée avec détermination dans son ensemble par le gouvernement, la politique internationale conduite par le chef de l’Etat peut parfois surprendre. Quelle stratégie se cache derrière et, est-ce la bonne ? 
Nous changeons de président et de politique internationale en même temps. Des portes qui étaient fermées jusque là s’ouvrent et des dossiers non classés voient et verront une solution finale en libérant… aussi des tensions antérieures bilatérales. Effectivement une situation bloquée qui se résout est toujours une excellente chose. Mais, à quel prix ? Ne doit-on pas faire la différence entre vitesse et précipitation.
La  reconquête des cœurs américains par la France est très gênante car elle traduit une culpabilité que nous aurions, une faute grave de notre part et des excuses en quelque sorte pour avoir eu un comportement déplacé et outrancier envers la plus grande puissance. Personnellement, je pense l’inverse. L’Amérique a ce devoir de reconquête envers les autres pays pour conduire une politique étrangère devenue trop expansionniste, criminelle et dévastatrice et pas l’inverse. Nous n’avons nullement à avoir honte de nos politiques précédentes, ce qui n'est pas du tout le cas inverse. Quelle raison objective aurions-nous de reconquérir les coeurs américains surtout qu'ils sont de plus en plus nombreux à s'élever contre ces politiques et ces guerres préventives ? Aucune !
Que pouvons-nous nous reprocher ? Notre refus de participation dans une guerre iraquienne inique et coûteuse ? De ne pas avoir des milliers de morts sur la conscience ? D’avoir résister aux mâchoires des crocodiles siégeant dans le bush vaseux et puant de l’administration Bush ? De vouloir être une France LIBRE ? Nous n’en aurions donc pas les moyens ni la capacité en continuant à se fourvoyer et en faisant montre d’une impéritie totale ! Nous devrions donc compter obligatoirement sur ce tiers pour exister avec l’Europe ? Nous serions donc 27 nations d’incapables à participer à une construction européenne vouée à l’échec sans l’appui très soutenu d’un 28 éme Etat hégémonique et, d’Outre-atlantique ?
Les Etats-Unis se préoccupent-ils vraiment de la France ou ont-ils besoin simplement de redorer leur blason ? L’image désastreuse dans le monde de la politique Washingtonienne a besoin absolument sur la forme de trouver des défenseurs de celle-ci. Mais, sur le fond, ils s’en tapent ! Il serait quand même étrange que ces derniers aient quelconque intention de changer leurs visées internationales initiales, d'oeuvrer pour la paix de l'humanité et de partager leurs profits et encore moins d'une manière équitable. 
Sans doute allons-nous éviter les pressions et moyens cœrcitifs inhérents aux anciens refus français, mais n’allons-nous pas perdre en même temps notre âme en la vendant au diable ? Devra-t-on également remercier les Américains pendant trois mille ans pour avoir débarqué sur nos plages et doit-on se sentir coupables et honteux de ne pas avoir été à la hauteur dans une guerre savamment orchestrée ? L’Amérique devient-elle comme Israël – intouchable - au nom de la Seconde Guerre mondiale ? 
Par contre, j’ai beau chercher, je ne trouve toujours pas quel exemple de construction de paix, de moralité, de justice, de respect des nations et des droits de l’homme devrions-nous retenir de ces démocraties qui bafouent le droit international en violant au nez et à la barbe de tous les plus grandes institutions et les plus élémentaires devoirs onusiens. 
Le sens du devoir implique aussi de ne pas compromettre et exposer son peuple à des situations sans aucune certitude du bien fondé final de celles-ci. La stratégie de l’après étant inconnue chez nos amis américains, il est de circonstance de rester plus que prudents. 
Sans doute faut-il attendre, même peut être, être confiants, et voir qu’elles seront les décisions à venir et le positionnement de la France face aux nouveaux conflits. Mais au fait ! Y a-t-il toujours un gaulliste dans l’avion ?
                                                                                                                             
                                                                                                    
 
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