Nous changeons de président et de politique internationale en même temps. Des portes qui étaient fermées jusque là s’ouvrent et des dossiers non classés voient et verront une solution finale en libérant… aussi des tensions antérieures bilatérales. Effectivement une situation bloquée qui se résout est toujours une excellente chose. Mais, à quel prix ? Ne doit-on pas faire la différence entre vitesse et précipitation.
Que pouvons-nous nous reprocher ? Notre refus de participation dans une guerre iraquienne inique et coûteuse ? De ne pas avoir des milliers de morts sur la conscience ? D’avoir résister aux mâchoires des crocodiles siégeant dans le bush vaseux et puant de l’administration Bush ? De vouloir être une France LIBRE ? Nous n’en aurions donc pas les moyens ni la capacité en continuant à se fourvoyer et en faisant montre d’une impéritie totale ! Nous devrions donc compter obligatoirement sur ce tiers pour exister avec l’Europe ? Nous serions donc 27 nations d’incapables à participer à une construction européenne vouée à l’échec sans l’appui très soutenu d’un 28 éme Etat hégémonique et, d’Outre-atlantique ?
Sans doute allons-nous éviter les pressions et moyens cœrcitifs inhérents aux anciens refus français, mais n’allons-nous pas perdre en même temps notre âme en la vendant au diable ? Devra-t-on également remercier les Américains pendant trois mille ans pour avoir débarqué sur nos plages et doit-on se sentir coupables et honteux de ne pas avoir été à la hauteur dans une guerre savamment orchestrée ? L’Amérique devient-elle comme Israël – intouchable - au nom de la Seconde Guerre mondiale ?
Par contre, j’ai beau chercher, je ne trouve toujours pas quel exemple de construction de paix, de moralité, de justice, de respect des nations et des droits de l’homme devrions-nous retenir de ces démocraties qui bafouent le droit international en violant au nez et à la barbe de tous les plus grandes institutions et les plus élémentaires devoirs onusiens.
Le sens du devoir implique aussi de ne pas compromettre et exposer son peuple à des situations sans aucune certitude du bien fondé final de celles-ci. La stratégie de l’après étant inconnue chez nos amis américains, il est de circonstance de rester plus que prudents.
Sans doute faut-il attendre, même peut être, être confiants, et voir qu’elles seront les décisions à venir et le positionnement de la France face aux nouveaux conflits. Mais au fait ! Y a-t-il toujours un gaulliste dans l’avion ?