Le kinésithérapeute de Vincent Humbert sort de l’ombre et affirme que ce dernier ne souhaitait pas mourir, mais qu’il y a été poussé. Une révélation choc. Vincent aurait souffert en plus de sa double hémiplégie de troubles neurologiques pouvant affecter son raisonnement. « Il pouvait encore vivre plein de choses » ; explique-t-il. Effectivement, quand on regarde, par exemple, l’état gravissime de Stephen Hawking, l’astrophysicien, et de tout ce qu’il fait, cela pose de réelles et profondes questions. Nous apprenons que l’ex-kiné fait dorénavant partie d’une association catholique contre l’euthanasie ; mais qu'il n’est en rien pratiquant. Son témoignage doit-il en être suspect pour autant ? Pourquoi se déclarer si tardivement ? Il l’explique ici. Son témoignage est saisissant et bouleversant.
Alors la volonté de Vincent a-t-elle été bien interprétée ? Pour qui la souffrance était-elle la plus insupportable ? Qui vivait un véritable calvaire, la mère ou l’enfant ? Quoiqu’il en soit, le doute s’installe. L’erreur de compréhension est possible chez quelqu’un qui ne possède plus l’usage de la parole et qui entre en phase dépréssive chronique. Madame Humbert a pu s’auto persuader qu’il voulait ou devait mourir, et ainsi, lui transférer cette envie. Elle resterait donc dans le déni total et en toute honnêteté ; c'est possible.
Christine Humbert prépare un projet de loi qu’elle soumettra à Nicolas Sarkozy prochainement ; mais un cas isolé peut-il faire basculer l’éthique et trahir le serment d’Hippocrate qui précise : « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément ». Même si celui-ci n'a aucune valeur juridique il demande quand même, une profonde conscience morale déontologique. Doit-on tout abolir ? Si certains pays d’Europe pratiquent avec aisance l’euthanasie, doit-on également et systématiquement suivre les autres bêtement et toujours, avec tous les risques d’erreur, d’abus que cela implique ? Arrêtons l’acharnement thérapeutique !