Aujourd’hui, le but doit être, non pas de rénover ou reconstruire ce qui n’a jamais marché, mais d’innover et d’oxygéner ces ghettos par une mutation d’un côté et un renouvellement de la population de l’autre. Dans une de mes réponses à un des commentaires de la semaine dernière je disais que la création de nouvelles villes satellitaires offrirait plusieurs avantages : le désenclavement local et celui des grandes villes ; la création d’emplois pour la réalisation de ces "news" villes avec des infrastructures adaptées et des espaces verts en nombre suffisant, la création de commerces et d’entreprises. Bref, des projets à long terme pour les secteurs professionnels concernés et les habitants.
Il faut un plan aux besoins actuels certes, mais surtout et principalement évolutif et adaptable également à l'avenir lointain. Il faut cesser la construction de ces tours HLM et permettre l'accession à la propriété ou à la location dans des maisons de ville, de village et de nouveaux lotissements.
Il faut donner un avenir à ces jeunes et des perspectives encourageantes pour les motiver en facilitant par la subvention la création d’entreprises diverses au lieu de donner encore et encore de l’argent à des associations parfois plus néfastes qu’autre chose.
Il faut ouvrir ces villes aux résidents des grandes villes pour éviter de les faire retomber dans l’isolement.
Il faut créer aussi l’événement par la culture : des théâtres, des musées, des complexes sportifs, des salles de congrès, de concerts etc… Il faudrait une obligation de partage dans l’accès à la culture pour que les pièces de théâtre, les spectacles et les concerts se délocalisent vers ces villes. Et pourquoi pas demander à Emmanuelle Béart, Muriel Robin et bien d’autres de venir jouer bénévolement dans un théâtre du 9/3 et d’autres, ailleurs !(je suis certaine qu’elles seraient ravies ;-)) pourquoi pas des Premières de film! L’événementiel est aussi un moyen de changer les mentalités.
La culture doit obligatoirement aller vers eux, car ils ne peuvent aller vers elle. L'accession à la culture doit devenir un droit pour tous. Cette carence culturelle est, un, des facteurs de ce malaise grandissant.
Comment ne pas se sentir étrangers, exclus, quand les accès au développement socioculturel et économique sont interdits pour vous ? La violence naît (en partie) de cette exclusion même si le laxisme parental et éducatif des écoles à sa part de responsabilité. Il ne sert plus à rien de chercher la part afférente dans les responsabilités passées ; il est trop tard. L’urgence est dans la réactivité inhérente aux problèmes actuels et aux solutions constructives adaptées. Moi je ne vois que des solutions, et nombreuses sont-elles encore dans d’autres domaines. Mais il faut que les collectivités territoriales et l’Etat soient main dans la main pour réussir ce vaste projet.
