Mouammar Kadhafi fait parler de lui.
Le colonel libyen muselé par Washington qui lui avait imposé pendant 25 ans un embargo renaît de ces cendres sur la scène internationale.
Kadhafi, l’indomptable, refusait de se plier aux exigences américaines. Pouvait-on lui reprocher de vouloir rester libre et d’utiliser ses nombreuses richesses à sa guise ?
Depuis que la Maison-Blanche en 2006 a renoué officiellement ses relations diplomatiques avec lui, la Libye est passée de l’Etat voyou à l’ami fréquentable. Eh oui ! Le pays a été éreinté économiquement, bombardé, mais il reste la troisième réserve de pétrole du Moyen-Orient et la première réserve du continent africain.
Les présidents états-uniens successifs depuis Reagan savaient que ces mesures drastiques envers Tripoli allaient le faire capituler un jour, en brisant en plus dès le départ ses relations avec la France et l'Occident.
La France aujourd’hui est autorisée par Washington à commercer avec la Libye. Merci oncle Sam ! Sachant que les Etats-Unis dès la levée du blocus en 2004 ont sauté sur l’occasion (telle la vérole sur le bas clergé) pour s’accaparer les gisements libyens en implantant leurs compagnies pétrolières et en reprenant la vente d’armes, il ne reste aujourd’hui pour la France et l’Europe que les restes.
Khadafi était-il un terroriste ? Tout dépend de l’interprétation des faits en sachant situer les vrais terroristes. Pour le vol au-dessus de Lockerbie nous savons que le témoin principal ici est revenu dernièrement sur sa déposition en affirmant qu’on lui avait demandé de mentir et de fabriquer « LA » pièce à conviction principale. Mais pour en arriver là il fallait d’abord et dans un premier temps indemniser les victimes pour satisfaire l’opinion publique. L’attentat d’une discothèque en Allemagne lui sera imputé également sans preuve. Les infirmières bulgares seront alors une monnaie d’échange contre sa réhabilitation totale. C’est chose faite ! Enfin presque.
Alors les esprits s’échauffent en France et la polémique fait rage sur la venue du chef d’Etat libyen en visite officielle en France dès demain. F.Hollande trouve son os à ronger en accusant Nicolas Sarkozy de recevoir un ancien terroriste qui, de surcroît, justifie aujourd’hui le - terrorisme - Mais si Washington le fait nous sommes autorisés dorénavant à le faire également. Alors Hollande devrait s'en prendre à Washington.
L’étau se resserre sur les puissances pétrolières ; les moyens cœrcitifs, les bombes et les massacres font capituler tous les pays qui refusent de donner gentiment leurs ressources énergétiques à la plus grande puissance. Le grand nouvel M/O se redessine façon USA. Mais il serait naïf de penser que tous ces pays arabo-musulmans devenus amis par la contrainte et la force ne vont pas finir par vouloir se libérer du joug américano-sioniste un jour !