Après le père… la fille. L’opposante au régime dictatorial pakistanais vient de périr dans un attentat-suicide organisé lors d'un meeting électoral. Après avoir échappé de justesse au dernier attentat qui a causé la perte de 140 personnes, le glas a sonné définitivement pour elle aujourd’hui. Je ne suis en rien étonnée de cet assassinat l’ayant lourdement ressenti dès son retour. L’ex-Premier ministre dérangeait les plans à long terme de la politique washingtonienne sous traitée par Islamabad. Il est probable que, des hommes déclarés responsables seront arrêtés et jugés mais, comme toujours, la vérité sera étouffée. L’attentat-suicide et les kamikazes islamistes ont bon dos; ils sont comme les membres d'Al Qaïda, ils ont l’avantage de désigner des coupables même si ceux-ci ne sont pas les bons. Madame Bhutto représentait un danger, elle risquait de mettre en péril le régime en place et la politique régionale. La réconciliation accordée et l’amnistie déclarée de Musharraf n’étaient qu’un leurre en attendant de mettre au point cette stratégie finale. Mais la victime deviendra-t-elle une martyre ?