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Shoah : Un mort en cadeau pour chaque enfant...

Publié par Diatala sur 15 Février 2008, 12:20pm

Catégories : #Actualités : Antisionisme - Sionisme- Israël-

 

 5428819089_2dc9d837db.jpgQuels seront les risques pour un enfant de dix ans de prendre en charge la mémoire d’un enfant de la Shoah mort, voilà 60 ans ? Que cherche-t-on ?...

Chaque enfant à une structure mentale qui lui est propre. Certains ont une grande émotivité déclarée, d’autres, refoulent tous les sentiments qui induisent de la peur, de l’incompréhension, de l’angoisse. Mais chaque enfant a  une réelle sensibilité même si celle-ci est exprimée ou tue.
Le parrainage d’un enfant décédé est un poids émotionnel trop important à mon avis. La mort, déjà incompréhensible pour les enfants se matérialise d’un seul coup par l’image significative d’un autre enfant, décédé lui, l’obligeant à l’admettre et à l'intégrer en la personnalisant d’un nom, d'une réalité. C’est un transfert macabre de culpabilité que l’on impose à des innocents. C’est insensé. L’Education nationale n’a pas à jouer ce rôle. C’est une « responsabilité énorme » pour des petits que de prendre en charge la mort d’un autre enfant. C’est courir le risque de faire naître une angoisse de la mort excessivement prématurée, des craintes et des peurs.
C’est un travail de mémoire dans la confusion totale qui est en marche et, non pas, sur l’Histoire, comme il se devrait de l’être. On offre un défunt enfant précis, identifié avec sa propre histoire, sa religion, ses souffrances et sa mort. On sort totalement du cadre historique, de son interprétation, pour tomber effectivement dans le pathos comme le précise Pascal Bruckner. 
La vie, dont ils ne mesurent déjà même pas l’ampleur ni même la signification est d’un coup écartée, balayée, pour sombrer dans un deuil qui ne leur appartient pas.
Imaginez qu’un enfant perde ou ait perdu un de ses parents ou les deux. Quel sentiment ressentira-t-il ? Que la mort d’un parfait lointain inconnu est plus grave et plus importante que celle d'un des siens. C’est horrible. 
La mort est un sujet trop complexe, personnel, sensible, métaphysique ; elle ne peut pas et ne doit pas être imposée n'importe comment par des tiers à des enfants qui découvrent la vie.
Si le parrainage d’un mort est insensé, il est demandé en plus, à un enfant, de faire le deuil d’un étranger décédé pendant une guerre qu'il n'a pas connu. Car il est bien question d’imposer un deuil à de jeunes enfants qui ne sont en rien concernés et responsables ! ? Pour moi, c’est une hérésie.
Et pourquoi un enfant devrait-il porter le deuil d’un enfant de la Shoah ? Pourquoi pas le deuil alors de toutes les victimes de l’esclavagisme, de la guerre d’Algérie et du génocide arménien et, de toutes les victimes ailleurs,  celles dont nous sommes responsables  ou non ?
On offre la vie à un enfant, l'espoir, pas un mort !
 
 
 
 
 
                                    
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