Boeing secoué en plein vol après l’étrange décision du Pentagone de confier un contrat d'une valeur de 35 milliards de dollars pour 179 avions ravitailleurs à l'Européen EADS, allié à l'Américain Northrop. Un contrat qui arrive à point nommé quand EADS, en chute libre, en 2007, enregistre une perte nette de 446 millions d'euros.
Mais l’avionneur américain a décidé ici de se battre en justice pour faire annuler cette décision devant la cour de comptes des Etats-Unis. Sur quels critères US Air Force a-t-elle décidé d’envoyer au diable Boeing pour épouser le constructeur européen ? Les carnets de commande de Boeing ne lui permettraient-ils pas d’obtenir un calendrier favorable à une livraison rapide de ces 179 avions ? Non.Sa technologie serait en fin de compte moins performante que celle d’EADS.
Quoiqu’il en soit, restons objectifs sur la technologie, il ne s’agit que de simples avions ravitailleurs et, non, d’avions bombardiers, espions ou de chasse. Quelle performance supplémentaire pourrions-nous avoir sur de vulgaires ravitailleurs ? Si cette annonce de contrat, a été, plus que surprenante, et reste très étrange, nous pouvons légitimement nous poser la question de savoir quel est le véritable deal passé entre le les Etats-Unis et l’Europe via le Pentagone et EADS. Serait-ce une future alliance dans une prochaine guerre ? En tout cas je doute que cela soit technologique.
Il est évident que le Pentagone n’a pas décidé de supprimer des milliers d’emplois en pleine récession économique en Amérique pour les beaux yeux d’EADS et pour ceux de sa potentielle rivale, l’Europe.
Si nous inversons les rôles, qui pourrait accepter de signer un tel contrat avec Boeing alors que nous avons nos propres avionneurs ? Personne, et rien ne pourrait le justifier. Le tollé serait général et les employés de l’aéronautique manifesteraient déjà tous dans nos rues.