Les apprentis sorciers de la recherche scientifique vont-ils trop loin ?
Un monde sans maladie, sans malade, avec des êtres humains tous beaux et intelligents, est-ce bien raisonnable ? L'Eden doit-il se créer dans une construction mentale et spirituelle de chacun, ou doit-il être imposé par la main diabolique de quelques hommes ?
La Science n’aurait-elle aucune limite pour autoriser, aujourd’hui, en Angleterre, l'intégration d'ADN humain dans des ovules d'animaux ?... Et bien non.
Ces manipulations génétiques et transgéniques, ici, auraient officiellement pour but de faciliter les recherches sur certaines maladies : l’Alzheimer, Parkinson ou la mucoviscidose (dont souffre un des fils du premier ministre, Gordon Brown). Si des précautions entourent ces recherches et ces applications en ayant l’obligation de détruire ces cellules hybrides au bout de 14 jours, la porte est ouverte sur un avenir qui s’inspire effectivement de Frankenstein.
Entre l’eugénisme, le clonage, les OGM humains, le type humanoïde avec l'intelligence artificielle, l'humano-animal (chimère) et la bionique... que nous réservent, pour demain, les progrès scientifiques en défiant la Création et en nous plongeant dans l’enfer de la perfection à tout prix ?
La science-fiction devient réalité et une race de marionnettes homogènes, aseptisées, lobotomisées in vitro ou in vivo, avec des monstres hybrides verra le jour.
Si la vieillesse, la souffrance, les maladies, les traumatismes, les peurs, la haine, la violence et l’intolérance assombrissent des vies et détruisent des avenirs, ces facteurs n’en restent pas moins les caractéristiques archaïques et primitives de l’Homme qui ont contribuées à son évolution et à son développement. Vouloir les supprimer relève de la pure hérésie. L'Homme possède des facultés mentales et innées non décelées à ce jour. Ces progrès révolutionnaires permettent de soigner le mal en sclérosant l'esprit.
On sonde la lune, les planètes et les abysses, mais on ignore encore les profondeurs de l'esprit.
En voulant éradiquer les conditions qui permettent à l’individu de mourir (recherche de l'immortalité), en l'empêchant de se battre pour développer lui-même ses propres facultés de combativité et d'immunité, en supprimant les réactions naturelles de défense et, surtout, d’instinct de survie, la race humaine n' est-elle pas déjà en voie de disparition ?
L'assistanat est partout, et l'être dit, "civilisé", régresse par manque d'autonomie et par manque d'ambition psychique.
Aujourd'hui à quoi sert le Comité international de bioéthique ? A pas grand chose, voire à rien. Il sert à palabrer, observer et avertir sans pour autant interdire. Le législateur est souverain dans ses choix sociétaux. Alors n’est-ce pas un danger dans ce domaine si risqué, celui de l’avenir de l’espèce, que de le laisser décider ?