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Analyse sur le mariage gay

Publié par Diatala sur 15 Juin 2006, 08:13am

Catégories : #Gender- Mariage homo- GPA- PMA

2538433071_a34e7d27b5.jpgJ'ai trouvé cette analyse sur le mariage gay et l'adoption très intéressante. Merci de votre analyse objective ! Je suppose quelle est écrite par un spécialiste. diffusez la.

 

La loi adoptée par les députés le mardi 7 décembre 2004, réprimant les propos dits « homophobes », a donné lieu à d’étranges manipulations politiques. De nombreux citoyens se demandent comment le gouvernement actuel a pu se laisser entraîner dans une problématique qui ne correspond pas à la réalité. Des incidents ou des délits qui restent très limités ont été dramatiquement amplifiés afin de tromper l’opinion publique et imposer une loi dangereuse et inutile.


La loi crée la confusion


En légiférant sur des problèmes qui restent mineurs et qui peuvent être traités par la législation en cours, le pouvoir politique, aidé en cela par les médias, provoque un emballement imaginaire qui finit par créer d’autres problèmes bien plus redoutables que ceux que l’on voulait résoudre à travers une loi. Le pseudo « mariage » de deux hommes à Bègles a déclenché de nombreuses violences parce qu’il a mis en cause une norme psychologique et sociale sur laquelle reposent l’organisation psychique de chacun et le lien social : le sens de la différence sexuelle et le couple formé entre un homme et une femme. Vouloir instituer, d’une façon ou d’une autre, l’homosexualité est contraire au développement psychologique en faisant croire qu’il est « normal » de se fixer sur les identifications primaires de l’enfance et de l’adolescence mais également contraire aux intérêts de la société fondée sur le sens de l’altérité, de l’homme et de la femme, de la procréation et de la filiation. Chacun reste « libre » de vivre comme il le souhaite, mais un autre type de sexuel que celui partagé entre un homme et une femme ne peut pas être une référence psychologique, sociale et morale. La loi pénalisant les propos dits « homophobes » ajoute, une fois de plus, de la confusion dans les repères de la société. Nous sommes là en présence d’une maladie bien française, qui induit le législateur à produire des lois dès qu’un problème particulier se pose sans avoir le sens de la hiérarchie des situations et des valeurs.


L’intimidation fait la loi


Le projet initial, visant à lutter contre les propos dits « homophobes », a été relativement critiqué dans la presse avant que la Commission consultative des droits de l’homme (CNCDH) demande, le 20 novembre 2004, au gouvernement de le retirer au nom de la liberté d’expression et de l’égalité des citoyens devant la loi. C’est ce qu’il a fait dans un premier temps, le 23 novembre. Mais, dans le même mouvement et de façon masquée, il a réintroduit l’ensemble de ces articles répressifs dans la loi créant la Haute autorité contre les discriminations votée au Sénat le 24 novembre. Une semaine après, c’était au tour de l’Assemblée nationale de l’accepter avant que le texte ne soit représenté au Sénat puisque le délit « d’handicaphobie » a été ajouté. Une loi qui reste largement controversée parmi les élus et les diverses associations et institutions qui défendent la liberté d’expression.

Il n’est pas évident que le gouvernement et les députés aient conscience du monstre juridique supplémentaire qu’ils viennent de créer. Les « héritiers » de Mai 68 qui affirmaient qu’il est interdit d’interdire, fabriquent des lois de plus en plus oppressives et limitent la liberté des citoyens. Les lois civiles sont toujours discutables et doivent être soumises au sens du bien commun et de la morale. Mais quand elles prétendent dire la morale, nommer un « bien » qui est contraire à la morale, comme c’est le cas ici, alors la loi devient inique. La démocratie est en danger lorsqu’un groupe particulier la soumet à ses intérêts, pour le moins contestables, par des effets de lobbies.

Durant les jours qui ont précédé le vote à l’Assemblée nationale, l’ambiance était délétère parmi les députés. La majorité actuelle a voté contre son électorat et contre les valeurs de vie de la société par peur des réactions des associations homosexuelles et de la presse. La peur est toujours mauvaise conseillère et le courage n’est pas toujours la qualité la mieux partagée par les responsables politiques. Il est pour le moins inquiétant de voir la précipitation avec laquelle on a voté une loi superflue et hasardeuse. L’arsenal juridique est suffisant pour lutter contre les insultes, les diffamations et les agressions sans avoir à créer des lois et des tribunaux d’exception au nom de l’homosexualité.


Les références bradées


La pauvreté intellectuelle des débats et la méconnaissance des enjeux psychologiques et sociaux des revendications homosexuelles, en disent long sur les professionnels de la politique qui, faute de s’attaquer aux vrais problèmes de la société, bradent ses références. Il est paradoxal d’assister à des débats démagogiques sur la « cohésion sociale » alors que le législateur crée les conditions objectives de la déliaison sociale. Il est à craindre que dans l’avenir nous assistions à une crise morale majeure dans une société pathogène suite à des décisions politiques. Il y a ainsi des lois éducatives et thérapeutiques pendant que d’autres sont déprimantes pour la population. Il faudrait s’interroger sur le fait que les français sont les premiers consommateurs de psychotropes en Europe, et qu’ils vont mieux lors des vacances d’été lorsque les discours de politiques partisanes font silence. Le sens de la loi est un des premiers repères dans la vie (loi civile, règles de grammaire, références morales, etc.). Dans un système où la loi est évolutive et n’est plus constitutive de la société, les repères deviennent aléatoires.


La police des idées


La loi réprimant les propos dit « homophobes » et les « discriminations » ne définit pas ce néologisme et encore moins ce que sont ces délits discriminatoires. Nous sommes dans une confusion de la pensée source de nouveaux désordres.

Le pouvoir politique, sans aucun esprit critique, reprend à son compte le langage militant de certaines associations homosexuelles. Je l’ai souvent dit et analysé, le terme « d’homophobie » signifie la peur du semblable ; quel rapport avec l’homosexualité ? Qui a peur de l’homosexualité alors qu’elle est non seulement banalisée mais aussi envahissante ? En réalité, il s’agit d’imposer des mots fétiches pour exercer une peur et une censure qui viendront museler toutes les études et les critiques qui seront faites sur la question. Dans une société anxiogène et suspicieuse, chacun prend l’autre pour un adversaire dans la mesure où n’importe quelle revendication et exigence doit être acceptée sans discussion. On accole ainsi à diverses appartenances le terme « phobie » pour déjuger toutes les objections. Bientôt, il ne sera plus possible de réfléchir, de débattre et de s’exprimer sans être traînés devant les juges qui diront ce qu’il convient de penser et de dire. Ce n’est pas une nouveauté dans l’histoire, nous renouons avec un passé de sinistre mémoire. Les hommes n’inventent rien, ils ne font que retrouver ce qui a toujours existé dans l’humanité. En ce sens, le gouvernement avec la loi sur « l’homophobie » est venu renforcer « la pensée unique » en créant une aliénation judiciaire bien connue dans les pays totalitaires. La police des idées est de retour.

Ainsi, allons-nous vers l’appauvrissement de la pensée, de la capacité à poser les problèmes et à en discuter. Nous allons être condamnés au gel de la pensée et à l’anesthésie des consciences. La presse française est déjà dans cette autocensure, la plupart des articles étant toujours favorables aux revendications homosexuelles. Il s’agit d’être dans le mouvement du conformisme des clichés à la mode. La hantise des médias est d’être considérés comme des ringards alors que l’on refuse de donner la parole à ceux qui ont à faire entendre de sérieuses interrogations. Une certaine dictature des esprits se met en place dans l’aveuglement des citoyens soumis au matraquage médiatique.

La majorité des citoyens ont bien d’autres soucis que d’être au fait de ces questions spécialisées sur l’homosexualité. Ils ne voient pas venir la menace idéologique qui s’abat progressivement sur la société afin de changer les références sociales de la sexualité. Les militants homosexuels veulent que soient redéfinis le couple, la famille, les programmes scolaires et l’éducation sexuelle des enfants et des adolescents à partir de l’homosexualité. Il s’agit de nier le socle de la société qui repose sur la différence sexuelle de l’homme et de la femme au bénéfice des orientations sexuelles. Il est pour le moins absurde de laisser croire qu’une société puisse s’organiser à partir de tendances sexuelles (homosexualité, travestisme, bisexualité, transsexualité etc.). Dans ce cas, il faudrait toutes les reconnaître lorsqu’elles s’expriment, même celles qui sont considérées actuellement comme des délits, et les décliner en type de couples et de familles.


Une orientation sexuelle n’est pas source de loi


Le traité d’Amsterdam exige des pays membres de l’Union européenne de refuser toutes les « discriminations » liées à l’orientation sexuelle. Certes le respect des personnes, quelle que soit leur situation, doit être soutenu, mais on ne peut pas instrumentaliser ce respect en faisant d’une orientation sexuelle une référence et un modèle social à partir desquels on va organiser la société et sanctionner des propos honnêtes. La société dépend de références objectives et universelles qui s’imposent à tous et non pas de particularités subjectives.

Qui va dire que des propos sont « discriminatoires », qu’ils provoquent la haine ou la violence à l’égard « d’une personne ou d’un groupe à raison de leur orientation sexuelle » ? Leur appréciation et leur qualification risquent d’être laissées au choix arbitraire des plaignants et des juges (1) puisque la loi ne les définit pas. Nous rencontrerons les mêmes difficultés que celles que l’on connaît avec la loi sur le harcèlement moral. Il devient impossible d’exprimer des observations sur la qualité du travail d’un employé sans qu’il l’interprète comme de la « discrimination » à son égard. Les exigences subjectives et l’interprétation paranoïde deviennent l’un des fondements de la loi. Ce basculement de la loi justifiant des revendications individualistes et affectives, au lieu de dire le bien commun et la justice, nous entraîne dans une altération du lien social qui se morcelle au gré des intérêts particuliers. La relation et la solidarité deviennent impossibles dans un tel repli communautariste. Le sens de l’égalité dégénère en égalitarisme dans un relativisme total : si tout se vaut, alors plus rien n’a de valeur.

Le pouvoir politique vient de faire un mauvais calcul stratégique. La droite se trompe une fois de plus comme elle s’est égarée avec le Pacs en élargissant la notion de concubinage à deux personnes de même sexe. Ce qui montre bien son absence de pensée sur la question à la différence de certains partis de gauche. Le gouvernement s’est imaginé qu’en concédant cette loi sur l’homophobie, qui lui paraît insignifiante et sans conséquence (une belle naïveté), les mouvements homosexuels abandonneraient leurs revendications sur le mariage et sur l’adoption des enfants. Au contraire les politiques, faisant régresser les pouvoirs régaliens de l’État qui protègent les fondements du couple et de la famille, fragilisent la société et donnent des raisons supplémentaires pour accentuer des revendications qui sont à l’opposé du bien commun et de l’intérêt des enfants.


Une loi transgressive


La loi réprimant des propos dits « homophobes » porte en elle un germe de divisions entre les citoyens qui provoqueront à long terme de vives réactions. En effet, on fabrique et on impose une nouvelle classe juridique liée à l’homosexualité en instaurant une catégorie supérieure de citoyens qui auraient droit à une protection et à une promotion particulière. Non seulement la loi est injuste et liberticide, mais en plus elle crée une confusion anthropologique et invite à la transgression psychologique.

La loi favorise un trouble dans la pensée anthropologique. Les propos dits « homophobes » sont mis sur le même plan que l’antisémitisme et le racisme alors qu’il y a une évidente différence de nature entre une appartenance et des mœurs. Une appartenance nationale, ethnique ou religieuse n’ayant rien à voir avec une orientation sexuelle qui, elle, relève de la seule problématique des mœurs pour le moins discutable et contestable. Répétons-le, si toutes les personnes doivent être respectées et protégées par la loi, cela ne veut pas dire que l’on puisse faire socialement d’une orientation sexuelle une référence qui serait davantage protégée que toutes les autres conditions et qui sont souvent meilleures pour le développement des personnalités et de la société.

Le législateur, conditionné par la militance de minorités actives, encourage aussi la transgression psychique de la différence sexuelle sur laquelle repose le lien social, le couple et la famille. Présider à la vie politique de la cité, c’est être capable de gouverner en tenant compte des symboliques qui sont à la base de toutes les civilisations : la différence des sexes et des générations, la prohibition de l’inceste et du meurtre. L’amoindrissement de l’une de ces lois symboliques, qui ne sont pas à la libre disposition du pouvoir politique et encore moins de revendications très contestables, contribue à déstabiliser progressivement la société. La confusion des lois et des symboles explique la multiplication des transgressions qui touchent à la vie et à la mort lorsque les valeurs sont inversées. Nous ne sommes qu’au début d’un mouvement de violence meurtrière que le pouvoir politique a créé en jouant aux apprentis sorciers avec les lois de la cité. Des lois qui sont marquées du sceau de l’incohérence, de la cassure, de la rupture et de la mort aboutissent à la déstructuration des personnalités et à des transgressions majeures comme celles de jeunes profanant des cimetières.

On ajoute à la confusion et à l’insécurité au cœur de la civilisation en laissant croire que l’homosexualité serait une valeur sociale au même moment où l’État dévalorise le sens du mariage entre un homme et une femme et éclate le sens de la famille en multiples configurations dont la plupart sont le fait des accidents de la vie et de certaines décompositions relationnelles. Le nombre croissant des exceptions légales, dérogeant aux lois et aux symboliques existantes qui sont au service de l’intérêt général, ne peut que dévaloriser le sens de la loi et, de ce fait, la déprécier dans l’esprit des citoyens. C’est ainsi que l’on fabrique de la pathologie sociale avec des lois pétries de bonnes intentions qui rendent malades les citoyens et encore davantage lorsqu’elles dépendent de conceptions infantiles de la vie affective. La violence, l’insécurité et l’insignifiance sont autant d’indicateurs d’une société qui incite à la régression. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer les émissions de radio et de télévision, de nombreuses conduites sociales et des pratiques ludiques. Le pouvoir politique a davantage les yeux rivés sur les sondages et les idées médiatiques que sur les pensées qui structurent une société. En agissant ainsi, il est vite dévalorisé aux yeux des citoyens.

Derrière cette volonté militante d’imposer une loi inutile et oppressive des libertés, on fait une fois de plus l’impasse sur les problèmes psychiques et sociaux que pose l’homosexualité. Il ne s’agit pas de reprocher à quiconque ses tendances intimes et de vivre comme il en décide. Mais faut-il pour autant négliger ce que l’on sait de l’homoérotisme qui repose, inconsciemment, sur des difficultés liées à la sexualité infantile et qui ont limité l’élaboration des représentations de la vie pulsionnelle en cohérence avec l’identité sexuelle ? Il n’est donc pas possible d’aborder l’homosexualité sur un plan social de la même façon que sur un plan individuel, à moins d’aligner les logiques sociales sur les processus psychologiques ce qui est une erreur méthodologique. Le législateur sort de son rôle en confondant l’un avec l’autre et en ordonnant à la société un comportement moral qui n’est pas acceptable à l’égard de mœurs contestables.


Qu’est-ce que l’homosexualité ?


Il faut rappeler que le choix d’objet homosexuel, qui est inhérent à la vie psychique, ne se confond pas avec l’homosexualité dans laquelle un sujet va éventuellement s’orienter. Le choix d’objet homosexuel traverse en permanence la vie intrapsychique de tout être humain. Il commence par des identifications avec des personnes de même sexe, en particulier avec le père pour le garçon et la mère pour la fille, pour étayer l’identité et les premières relations du sujet. Il y a ainsi, au cœur de l’inconscient, une problématique homosexuelle qui s’exprime à travers des fantasmes, des rêves et des désirs mais qui ne font pas pour autant une homosexualité et n’entraînent pas des comportements homoérotiques.

En revanche, Freud suggérait que l’expression d’une tendance sexuelle pour elle-même procède d’un conflit que le sujet tente de résoudre dans la réalité extérieure parce qu’il ne parvient pas à le dénouer dans le champ psychique. Il peut ensuite s’exprimer à travers différentes formes d’homosexualités. L’homosexualité n’est pas une « variante » de la sexualité humaine, qui serait à égalité avec l’hétérosexualité puisque les structures psychiques ne sont pas identiques, mais l’expression d’une tension, d’un conflit intrapsychique entre une tendance qui est en discontinuité avec l’identité sexuelle.

L’homosexualité n’est pas une identité. Il n’y a que deux identités sexuelles, celle de l’homme et de la femme, et une multitude d’orientations sexuelles qui, lorsqu’elles ne sont pas transformées et mises sous le primat de la génitalité, sont le résultat des pulsions partielles qui recherchent une expression pour elles-mêmes. Les pulsions partielles sont, entre autres, l’oralité, le voyeurisme, l’exhibitionnisme, le sadisme, le masochisme, la névrose homosexuelle infantile, etc. qui constituent des tendances mais en aucun cas des identités. La personne se socialise à partir de son identité sexuelle qui est du côté de la culture et non pas en fonction du morcellement des tendances partielles qui, elles, sont sur le versant de la pulsion. L’expression d’une pulsion recherchée pour elle-même a un caractère asocial et déliant. C’est pourquoi, l’ensemble des cultures a toujours privilégié l’association entre l’identité de l’homme et de la femme comme étant à l’origine du sens de l’altérité et donc du lien social. Il serait dangereux pour la société de se fonder sur la quête et la fascination du même et du semblable qui est à l’origine des communautarismes et de la violence mais aussi de la défiance à l’égard d’autrui.


Une « perversion » selon Freud


Le DSM IV, Manuel de critères diagnostiques proposé par l’American Psychiatric Association, définit l’homosexualité comme « un trouble de l’identité de genre ». L’homosexualité est psychologiquement problématique car elle est en contradiction avec l’identité sexuelle. Freud conçoit l’homosexualité comme une « perversion », c’est-à-dire une fixation à des buts sexuels primitifs ou passagers qui n’ont pas évolué selon les stades de l’élaboration de la sexualité humaine. Le stade du miroir, l’échec de la bisexualité psychique qui consiste à intérioriser la différence sexuelle (et non pas avoir les deux sexes en même temps), l’érotisation des identifications primaires, la fixation au stade phallique, le déni du complexe d’Œdipe, l’hésitation identitaire de l’adolescence, etc. sont autant de lieux psychiques classiques à partir desquels l’homosexualité peut s’installer de façon symptomatique, réactionnelle ou définitive. L’homosexualité dépend d’une fixation à la sexualité infantile qui ne s’est pas remaniée et peut être à l’origine de divers attraits pour le moins aléatoires. Elle manifeste ainsi une immaturité affectivo-sexuelle qui peut, par ailleurs, être clivée sur des qualités intellectuelles et sociales de la personnalité.

L’angoisse homosexuelle naît souvent de cette incapacité à rejoindre intimement les personnes de l’autre sexe. Elle peut être projetée violemment contre les autres qui sont vécus comme étant « la cause » du rejet de sa personne. Très souvent des personnes homosexuelles ont ce réflexe paranoïde, comme Freud l’avait déjà démontré, en reprochant aux autres ce qu’elles ne parviennent pas à obtenir.

L’homosexualité qui est le résultat d’un conflit intrapsychique ne peut pas être présentée à des enfants et à des adolescents comme un modèle et encore moins comme un principe d’identification comme on tente pourtant de le faire actuellement pour lutter contre ce que certains appellent étrangement « l’homophobie ». Il faut protéger les jeunes de cette tendance car, n’étant pas toujours stabilisés dans leur identité, ils risquent de se laisser entraîner dans des expériences néfastes à leur équilibre. L’expérience clinique est là pour en témoigner. J’ai reçu des jeunes, qui, pris dans le tourbillon des modes sexuelles actuelles, ont voulu essayer après avoir été entraînés par des homosexuels. Ils ressortent perturbés et affaiblis dans ce genre d’expérience alors que ce n’est pas le cas lorsqu’ils se découvrent affectivement et sexuellement avec une personne de l’autre sexe. Le pouvoir politique, en jouant avec la loi, envoie indirectement un message aux jeunes qui consiste à valoriser l’homosexualité, donc à l’expérimenter, alors qu’elle est contraire au développement harmonieux de leur vie psychique et problématique pour la qualité du lien social.


Nouvelles aliénations


Certains considèrent l’homosexualité comme une sexualité alternative de même qualité que la relation entre un homme et une femme, ce qui n’est pas le cas. Mais quoi qu’il en soit de la problématique psychique, la question qui se pose et sur laquelle le législateur a dérapé est de savoir si une tendance subjective peut être source de loi ? La société s’organise à partir des réalités objectives et universelles comme la relation fondée entre un homme et une femme. De ce fait, pourquoi vouloir faire une normalité d’un type de sexualité qui ne participe pas à la définition du couple, de la famille et ne peut pas représenter la symbolique conjugale et familiale à laquelle un enfant a besoin de s’identifier ? La police des idées qui risque de s’installer, et la finalité d’une loi réprimant le langage, sont une façon de chercher à valider le « modèle » sexuel de l’homoérotisme comme étant une référence parmi d’autres. Une façon d’ignorer une fois de plus les problèmes psychiques et moraux qui ne manqueront pas de resurgir dans un fulgurant retour du refoulé. Le marxisme qui a trompé les intellectuels et les politiques durant des années devrait servir de leçon face à un mouvement qui veut subvertir les normes « hétérosexistes » de la société comme en témoigne la littérature homosexuelle. La main sur le cœur, les hommes politiques ne voient pas qu’après avoir dénoncé les erreurs du passé avec le fameux « plus jamais ça », ils renouent avec de nouvelles aliénations qui font le malheur des peuples.

Jean-Paul II a raison de nous rappeler pour la liberté et le bien de l’humanité dans Evangelium vitae : « Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience. »

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