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La dépression nerveuse un moyen d'expression

Publié par Diatala sur 8 Mars 2011, 14:23pm

Catégories : #BIG Pharma - Mensonges - Virus - Dictature Santé

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La dépression nerveuse est-elle une vraie maladie, ou est-elle la simple expression d’un état psychologique brumeux, dû à un échec, un traumatisme, une lassitude de son propre quotidien.

Elle est, en tout cas, un symptôme réservé uniquement aux pays riches. Elle n’existe ni dans les pays pauvres ni dans les pays en voie de développement. Alors, les occidentaux et en particulier les Français, premiers consommateurs d’anxiolytiques, d’antidépresseurs et de somnifères, s’octroieraient-ils le luxe de devenir des dépressifs. Pourquoi ?

N’a-t-on pas le droit d’être déprimé, triste, mélancolique, fatigué, épuisé, d’avoir des doutes, d’avoir du mal à trouver les solutions pour se remettre debout, de plier sous le poids des soucis, des échecs, et parfois des drames de la vie ? Et bien SI ! Quoi d’anormal à ces états dans une société comme la nôtre ? L’expression de la souffrance quelle qu’elle soit, est libératrice si elle est transcendée en énergie positive. L’être humain a besoin d’extérioriser ses émotions même si celles-ci sont négatives. Le plus difficile étant de les gérer pour assurer son propre équilibre, et préserver également au maximum son entourage. Mais l’expression émotionnelle existe, et elle doit s’affranchir ; elle peut, et elle doit s’exprimer sans pour cela être condamnée et classée aussitôt dans la catégorie d’abord, des faiblesses et ensuite des maladies. Chacun a le droit d’avoir des moments d’incertitude et de faiblesse. Personne ne détient la « force constante », beaucoup s’obligent à refouler des sentiments humains pour « paraître » et ne plus « être ».

 Ce qui est grave dans un système surmédicalisé, c'est de vouloir faire croire à quelqu’un qu’il est obligatoirement «  malade », que cette maladie ne peut se guérir que par l’ingestion d’une tonne de médicaments. Ce qui est grave, c’est de dire que la fatalité s’est abattue sur lui, que cette dépression ou état dépressif devenait o-bli-ga-toire face aux épreuves endurées ou à la fatigue installée. Pour d’autres parfois il n’y a pas d’épreuve, cela se résume à un manque d’intérêt général, à un laisser-aller sans cause apparente, à une paresse intellectuelle qui s’installe et surtout, par une facilité à la facilité pour une prise en charge constante, à une solitude pesante également, au milieu d’une foule qui vous ignore. Sachant que ces prescriptions médicales cachent l’origine de la déprime en refoulant les vrais maux, que de surcroît ils rendent esclaves et drogués leurs usagers, ne doit-on pas s’interroger sur l’efficacité de ces traitements in fine. Ne doit-on pas se demander si leur utilité n’est pas plus nocive qu’une prise en charge psychologique ou personnelle ? Ne doit-on pas changer définitivement ce protocole thérapeutique ?

Le contrôle des affects étant anéanti par ces substances qui endorment l’énergie vitale tout en masquant le mal être, il semble difficile voire, improbable, de construire une société forte en reconnaissant la dépression nerveuse comme une «  fatalité » et non, comme l’expression in situ des maux inhérents à notre évolution.

Il faut redonner à ceux qui souffrent d’un malaise de vie, à ceux qui ne s'aiment plus où qui ne s'aiment pas, la foi en eux. Il faut que ceux qui sombrent dans le pessimisme le plus total cherchent en eux ces forces cachées, masquées. Ces forces, qui sont certes beaucoup plus difficiles à découvrir et à aller chercher en soi, que celle qui consiste à  aller chez un médecin puis à avaler ensuite de jolis comprimés.

Le contrôle des affects, de l’affectif, est un travail laborieux. Ce travail pourtant est le seul qui puisse rendre à l’individu son identité propre, le respect de lui même, son ipséité, sans devenir un clone du schéma dépressif. Cette énergie que chacun possède et que la médecine d’aujourd’hui anéantit, est le seul et unique remède à des états normaux d’anxiété, de souffrance et d’une déprime afférente dans une vie de stress régulière.

Reconnaître, la dépression nerveuse, comme maladie, c’est vouloir interdire à l’humain d’exprimer ses maux et de le classer définitivement comme un malade et un assisté à vie.

Pour sortir d’un état de morosité passager ou qui devient chronique, pour sortir d'une indifférence de soi-même, il faut d’abord le vouloir. Ensuite, la volonté doit s’accompagner d’un travail continue. Qui d’autre, que le concerné lui-même, pourrait diriger sa vie, connaître le mieux ses troubles, ses souffrances, leurs origines et la réponse adéquate ? Personne. Il est certain que l’industrie pharmaceutique a tout intérêt à nous voir encore plus dépressifs et cela, à vie. Dès l’âge de huit ans, dorénavant les enfants sont conditionnés à masquer leurs réactions affectives pour ne gêner personne en ingurgitant des tranquillisants. C’est honteux ! Au lieu de leur enseigner à se connaître et à d'apprendre à se gérer. Travail beaucoup plus laborieux certes. La fatalité n’existe dans aucun domaine et aucun médicament ne peut être plus efficace que celui ou celle qui  va combattre l’installation chronique de ses propres défaillances.

 La preuve, la très grande majorité des suicides est faite par l’ingestion de ces médicaments, ceux qui auraient dû guérir initialement ou, par pré ingestion de comprimés pour amortir l’angoisse d’une autre forme de suicide plus brutale. C’est bien la preuve que ces médicaments sont « hautement  dangereux » et aggravants pour son consommateur.

L’assistanat, avec sa prise en charge si douce et agréable pour certains, n’a fait que diminuer l’être humain en lui faisant perdre ses premières fonctions de survie, sa propre «  prise en charge » et son instinct combatif. Est-ce sérieux de dire à quelqu’un ; Vous êtes, « incapable » de vous en sortir. Est-ce sérieux de dire ; Vous n’avez « plus de force », il faut vous rendre à l’évidence. Est-ce sérieux de dire ; Vous êtes « malade » car vous avez une fatigue, des souffrances en vous qui ne diminueront que par « l’absorption de ces pilules ». Est-ce sérieux de dire ; Vous ne pourrez jamais vous en sortir si vous ne m’écoutez pas et si vous ne prenez pas sérieusement vos prescriptions médicales. Non ! Tous ces termes, «  hautement négatifs », conditionnent la personne à douter encore plus d’elle et à l’affaiblir d’avantage. Chaque individu est capable de s’en sortir, de se retrouver. Chaque individu possède des forces qu’il ignore ou qui se ralentissent en fonction des aléas de la vie. Chaque individu a le pouvoir de se ressaisir si il le souhaite, sans ingurgiter des substances qui tuent ses propres capacités et ses propres fonctions d’autodéfense. Alors, la dépression nerveuse, ce luxe des nos sociétés, ne peut-être une maladie, mais elle est l’expression d’un mal de vivre avec soi-même, parmi les autres. Le symptôme d’une évolution trop rapide, d’un manque de temps pour se chercher ou se retrouver soi-même. Le symptôme d’une vie de plus en plus facile technologiquement, scientifiquement, médicalement, socialement, et qui conduit à ne plus prendre ni le temps ni le recul pour faire un diagnostic de sa propre existence. Le symptôme aujourd'hui, de ceux qui baissent les bras devant tant de facilité à s’oublier, au lieu de chercher à les relever vers le ciel. 

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