Mais le dimanche de la Pentecôte est bien une fête religieuse, son lundi y étant toujours rattaché symboliquement. Comment peut-on alors défendre la laïcité d’un côté et revendiquer de l’autre la commémoration du calendrier chrétien ? Ceux qui fustigent les discours présidentiels évoquant notre culture religieuse sont les mêmes qui exhortent le peuple français à ne pas respecter cette décision. Ce paradoxe franco-français montre à quel point les esprits sont englués dans une mélasse congelé et que la réflexion personnelle elle-même, y est emprisonnée.
Aujourd’hui, Xavier Bertrand qui sait être drastique dans l’incohérence, cette fois-ci, courbe l’échine, dans une autre incohérence : il propose de réintroduire en jour férié le lundi de Pentecôte avec un assouplissement à la carte sous la forme « d’une journée de RTT, deux demi-journées ou de 7h dans l'année ». Et pourquoi pas, quart d’heure par quart d’heure ! Un aménagement ridicule et alambiqué qui prouve que si rien n’est possible en France, le gouvernement en est le premier responsable. Mais c’est vrai, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !
Au pays des 35h, des RTT, des arrêts maladies et des jours fériés en veux-tu en voilà, il eut été responsable sur le principe de ne pas remettre en cause cette législation pour affirmer une autorité toujours en péril.