Les jeunes sont aujourd’hui dans la mire du ministre. Croyez vous que les jeunes (recensés )s’alcoolisent plus le week-end que leurs parents au même âge ? Je ne le pense pas. L’information médiatique et la nouveauté des statistiques font simplement apparaître ce qui existait de la même façon hier.
Santé Xavier Bertrand veut effrayer
Nous sommes dans une société basée sur des sondages, sur des rapports statistiques, qui s’autorise iniquement à nous interdire tout ce qui pourrait nous tuer demain. Mais de quoi je me mêle ! Alors, à quand la suppression de l’automobile, du scooter, du vélo, des sports extrêmes, de la nourriture, du travail, des voyages en avion, en train, des relations sexuelles etc… Il faut cesser d’infantiliser l’être humain, si nous voulons une société forte, active et responsable. Cesser de penser pour lui, en lui martelant ce qui est bien pour lui ou non. A lire tous ces constats, à force de vivre avec des normes de vie obligatoires chez soi, des quantités alimentaires dosées et sous dosées, à force de subir tous ces interdits, à force de vivre avec une culpabilité imposée, à force d’avoir tous les jours une épée de Damoclès au dessus de la tête, à force de payer pour ceux qui abusent, le Français devient un abruti pathologique. Surtout, il risque de développer d’autres maladies, celles là, inhérentes à ces diktats. Chacun sait que l’interdiction n’est en rien une solution.
Sachant que les problèmes ne viennent jamais des produits consommés mais uniquement de la structure mentale de ceux qui les consomment. A quoi riment ces faux débats ? Il faut également savoir, que ceux qui sont éduqués à la connaissance et au plaisir du vin, généralement, ne deviennent pas alcooliques. Pourquoi ? Car la connaissance du vin inculque un plaisir associé aux repas et à la fête. Et pour qu’il reste un moment privilégié, il est donc consommé avec modération. L’alcoolique lui, ne boit pas pour le plaisir. Son but inconscient est de se détruire, afin de se créer un alibi. Ainsi trouve t-il l’excuse parfaite pour ne plus affronter les réalités, et surtout éviter ainsi sa remise en question.
Mais si il y a effectivement une première chose simple à effectuer à la base,(même si ensuite c’est la structure même de l’individu qui fera le reste), alors il faut enseigner, éduquer dès le plus âge, apprendre que certaines consommations liées aux libertés individuelles sont normales, mais peuvent conduire par excès, au pire. Mais comment séparer un produit plusieurs fois millénaires et thérapeutique, « à dose limitée », des risques liés à une alcoolémie de plus en plus régulière. Pour cela, il faut donc en parler. C’est en familiarisant l’enfant avec ses plaisirs de demain, qu’il pourra en accepter, en adopter la mesure plus tard et, surtout en évaluer les risques. Plutôt qu’il ne tombe le nez dedans.
Avec tout ça, que doit penser le pauvre Noé !
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